CHAPITRE XXXII

CHAPITRE XXXII
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..................-Vas-y Bella, essaye de la faire bouger, me demanda Alice qui avait pris en charge mes exercices mentaux.
Je regardais la petite boite en carton qui se trouvait devant moi; Je tentais depuis déjà une bonne heure de m'exercer sur celle-ci.
- Concentre-toi, me rappela-t-elle gentiment.
Je posais les yeux sur l'objet, espérant le déplacer de quelques centimètres. "Bouge, bouge" me rejetais-je sans cesse dans ma tête ; Rien ne se produisit. Désespéré, je me tournai vers ma soeur.
- Je n'y arriverai jamais, lui dis-je totalement découragée.
- Ne dis pas ça Bella, me dit-elle sur un ton des plus autoritaires. Il faut persévéré ma chère, si l'on veut atteindre son but; Concentre-toi, m'ordonna-t-elle en jetant un bref coup d'oeil à la boite carré.
Je repris mon exercice.
- Pense à quelque chose pour t'aider, me chuchota-t-elle. Pense à un mauvais souvenir, ou à un sentiment de colère. Vas-y.
La mémoire me revint immédiatement. Beaucoup de choses depuis ces derniers temps m'avaient agacé ; Beaucoup de choses désagréables qui m'avaient totalement mis hors de moi. Récemment, la seule et unique personne qui me rendait folle de rage était bien sur cette Madame-je-suis-bien-meilleure-que-n'importe-qui. Cette Tanya, qui m'avait tant déboussolé lors de sa visite au château. Cette femme qui n'avait porté aucun intérêt à me connaître, avant de me juger, avant de me manquer de respect.
Son visage envahit mon esprit. J'essayais de me rappelais des moindre traits de cette aspect si parfait qu'elle voulait se donner ; Son sourire narquois, ses yeux perçants et sa voix si envoûtante et si effrayante à la fois.
Lorsque mon cerveau eut fini de reconstituer ce monstre, la colère m'envahit de nouveau. J'entendais son rire me raisonnait dans la tête tandis que mes poings se serrèrent. Un petit courant traversa ma chair, et en une fraction de seconde, je remarquais que la boite avait volé en ligne droite dans la pièce, heurtant de plein fouet le mur blanc qui se trouvait en face de moi.
- Bravo ! Me félicita ma soeur en claquant des mains. Tu as réussi !
En effet, j'avais fait traversé un objet de part et d'autre de ma chambre; Dorénavant, je savais que mon pouvoir ne pouvait fonctionner qu'avec ce que je ressentais vraiment. La colère, la peur, l'angoisse; tout cela est en partie responsable de ce que j'étais capable de faire. Il me fallait donc être dans un état de fureur intense pour arriver à transporter les choses. Pour l'instant, mon seul but était donc de penser à un sentiment de colère, pour faire fonctionner la machine.
J'étais satisfaite du travail que j'avais accompli; J'avais cependant encore beaucoup d'effort à faire, mais j'avais totalement confiance en moi maintenant. Ce succès m'avait rendu la sérénité qui me manquait.

Quelques exercices plus tard, je décidais d'aller me promener aux alentours. J'y invitai Edward; Une petite promenade en amoureux nous rappellerait des souvenirs.
Nous empratâmes un chemin qui s'enfonçait dans la foret. Les paysages d'Alaska n'avaient rien à voir avec ceux de Forks; Ils étaient beaucoup plus attrayants, et bien plus agréables.
- J'aimerais tant retrouver un endroit semblable à notre clairière, avouais-je soudain à mon aimé.
Il me regarda tendrement;
- Je crois que Jasper m'a parlé d'un coin assez plaisant dans cette foret, me dit-il. Je pense savoir le chemin; Veux-tu y aller, mon amour? Me demanda-t-il, avec un immense sourire.
- Avec joie, lui répondis-je enchantée.
Nous continuâmes notre itinéraire jusqu'a ce que nous arrivions à un charmant petit endroit, bordé par un lac, et entouré par d'innombrable arbres dont les feuilles tombait sur le sol. En arrière plan, d'énormes montagnes se côtoyaient les unes aux autres pour former une chaîne fabuleuse.
- C'est merveilleux, lui dis-je en tournant comme une petite fille entre les feuilles tombantes. Même si ce n'est pas notre clairière, cet endroit me plait beaucoup.
Alors que je tournoyais entre les feuilles jaunies par l'arrivée de l'automne, un bonheur immense m'envahit. J'étais totalement heureuse à présent. Tout mes espoirs et mes rêves avaient pris forme, et je ne pouvais espérer un plus bel avenir que celui qui se dessinait devant moi. Tout était parfait.
Soudain, dans un mouvement circulaire identique au mien, de nouveaux tourbillons de feuilles se formèrent autour de moi; Sans que je m'en rende compte, j'avais réussi à les contrôler. Edward regardait ce spectacle avec étonnement et émerveillement. Je souris et tournai de plus belle, dans cette somptueuse danse d'automne.
Lorsque je redevins plus calme, les feuilles recommencèrent à tomber doucement sur le sol.
- Je crois qu'il n'y a pas que les sentiments de colère ou d'amertume qui te pousse à agir, me dit Edward avec une pointe d'ironie dans la voix.
Sa remarque me fit réaliser que j'étais aussi bien capable d'utiliser ce pouvoir dans la colère que dans la joie. Plus le temps passait et plus j'apprenais à aller au bout de mes limites. L'ascension des facultés extraordinaire que j'avais en moi me rendit encore plus enthousiaste. Je sautai dans les bras de mon Edward; Je m'accrochai à son cou, le regardant tendrement. Il m'embrassa amoureusement, tandis que je l'attirais sur le sol.
Le vent glacé me parcourait la nuque ; D'un simple regard, je disposais devant nous un tas d'énormes rochers qui nous protégèrent des bourrasques. Puis, dans un excès de bonheur et d'excitation, je me laissai aller à nos tendres ébats amoureux.

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# Posté le mercredi 20 août 2008 10:25

Modifié le vendredi 29 août 2008 05:06

CHAPITRE XXXIII

CHAPITRE XXXIII
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..................Lorsque je me nourris ce soir-là, mon esprit retrouva toute sa dextérité et sa force. Le sang de puma avait réjoui mes papilles, et j'étais maintenant totalement rassasié. J'arrivais désormais à modifier la trajectoire de n'importe quel objet qui se trouvait devant moi. Amusé par ce talent à la fois drôle et efficace, mes frères et soeurs ne cessaient de me demander de nouvelles démonstrations.
- Soulever le pick up?! Demandais-je, effarée par la requête d'Emmett. C'est un peu lourd, pour l'instant, lui rappelais-je en souriant.
- Si je peux le faire, tu peux aussi, me rappela-t-il. Même si je n'utilise que ma force physique, s'amusa-t-il.
Suite à cette remarque, je m'approchai de ma voiture, luisante et luxueuse.
- Bon d'accord, lui répondis-je, en faisant un bref clin d'oeil à Alice qui regardait la scène du balcon.
D'un geste de la main, j'enfourchai l'engin sur mon bras et le soulevai dans les airs sans aucune difficulté apparente.
- Ca te va? M'adressais-je à Emmett, qui semblait déçu et désemparé.
- Tu triche Bella; Utilise ton esprit, souligna mon frère.
- Emmett, intervins soudain Edward, qui venait de sortir dans le jardin; Tu ne veux quand même pas que mon épouse retombe dans les pommes, en essayant une des tes expériences stupides? Lui demanda-t-il en lui donnant une petite tape dans le dos. Tout deux se regardèrent en souriant. Je me joignis à eux, heureuse de constater qu'Edward prenait toujours aussi soin de moi.
Soudain, mon regard se posa sur une fenêtre du 3ème étage. Regardant derrière le rideau, Rosalie semblait triste et furieuse à la fois. Elle me scrutait toujours avec cette même lueur dans ses yeux semblable à de la jalousie. Ma décision fut rapide à prendre. Dans la soirée, je devais absolument lui adresser la parole, ne serais-ce que pour être certaine des raisons qui la poussaient à observer tant de mépris à mon égard, depuis ma transformation. Aprés avoir passé quelques heures à convaincre Emmett, qu'il était encore trop tôt pour soulever par la pensée de telle charge, je m'éclipsai comme prévu à l'étage, en direction de la chambre de ma soeur. La porte était comme à son habitude fermée, et depuis quelque temps, seul Emmett avait l'autorisation d'y pénétrer. Malgré les barrières, je frappai doucement. Aucun son, aucune voix ne retentit dans la pièce. Inquiète, je décidais d'entrer; Allongé sur un des ces magnifiques canapés en velours pourpre, Rosalie semblait dormir, paisiblement, comme une humaine. Je m'avançai vers elle, lentement en espérant ne pas la déranger.
- Vas-t-en, me dis-t-elle sèchement avant même d'avoir ouvert les yeux.
- Je suis venu pour te parler m'empressais-je de répliquer. Il faut que...
- VAS T-EN! Cria-t-elle de plus belle en haussant dangereusement la voix.
Sans tenir compte de ses exigences, je m'assis en face de ma soeur. Celle-ci me regardait furieusement, prête à exploser à la moindre de mes paroles.
- Explique-moi, exigeais-je le plus calmement possible.
Pendant un bref instant, elle demeura silencieuse, puis dans un murmure presque inaudible, sa voix cristalline se fit entendre.
- Je ne suis plus rien, finit-elle par avouer en baissant la tête. Jusqu'a présent, ma seule consolation était d'être dotée d'une beauté particulière; Je ne suis plus ainsi, désormais. Et C'est de ta faute, souligna la coléreuse blonde, en me lançant un regard furibond.
- Tu n'est pas rien Rosalie, m'insurgeais-je, bouleversée par cette annonce. Comment peut-tu te considérer comme telle? Tu fais partie de cette famille depuis bien plus longtemps que moi, et que tu l'acceptes ou non, tu possèdes de nombreuses autres qualités qui te rendent unique, lui avouais-je.
A présent, ma soeur me scrutait minutieusement, l'angoisse et l'amertume perceptible dans ses pupilles dorées.
- Pourquoi as-tu tout gâché? Me demanda-t-elle finalement. Tu avais une vie; Tu étais sans doute heureuse, ajouta-t-elle sur un ton de regret.
- Une vie? Une vie humaine à me laisser vieillir tandis qu'Edward me regarderait dépérir au fil du temps? Je n'appelle pas ça le bonheur, Rose, lui dis en murmurant.
- Tu ne comprends pas; Je suis plus que jamais seule dans ce monde. La mort est pour moi une alternative idéale pour mettre un terme à cette souffrance; Mon coeur est littéralement brisé, et ce depuis de longues années. Plus rien ne peut me résoudre à reprendre goût à mon existence, Bella; Plus rien.
Je fus véritablement consternée par ce que venait de dire Rosalie. Elle semblait désemparée, l'espoir ayant quitté toute parcelle de son esprit tourmenté.
- Que fait-tu d'Emmett? L'interrogeais-je brusquement.
Elle soupira.
- Emmett fait, et fera toujours partie de moi, m'annonça-t-elle. Mais il ne comprend pas; Il ne veut pas comprendre.
Son ton devint de plus en plus sombre et funeste. Je tentai désespérément de trouver les mots pour calmer la douleur qui brûlait en son fort intérieur.
Cette conversation avait profondément fait naître l'angoisse et l'inquiétude en moi. Rosalie paraissait au bord du gouffre et je ne pouvais rien y faire.
Je pris la décision de m'approcher; Je la rejoignis sur le divan. Elle m'ignora tandis que je posai ma main sur la sienne. Sans dire un mot nous restâmes immobiles, songeuses. J'espérais tant bien que mal avoir scellé un contrat de paix avec ma s½ur, en lui apportant mon soutien.
Nous demeurâmes un long moment assises, écoutant les gouttes de pluie tomber sur le toit. Les pensées ne cessèrent de s'entrechoquer dans ma tête; Rosalie était ma soeur, et je devais l'aider, à n'importe quel prix.

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# Posté le samedi 23 août 2008 13:49

Modifié le vendredi 29 août 2008 05:07

CHAPITRE XXXIV

CHAPITRE XXXIV
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...............Tout semblait paisible et calme ce jour-là; Le temps était gris, humide, mais agréable, et j'aspirais à passer ma journée à relire certains chefs d'oeuvre de la littérature anglaise. Ma relation avec Rosalie n'avait pas réellement évolué, mais je savais a présent à quoi m'en tenir. Elle avait mon soutien, et pensait sans doute que je n'abandonnerais pas; Je comptais l'aider, quoi qu'il arrive.
Je m'installai dans le salon, avec un exemplaire de Roméo et Juliette, tragédie romantique qui ne cessait de me passionner. Edward quant à lui avait décidé d'aller chasser, en compagnie d'Alice, et d'Emmett. Son départ, tôt dans la matinée m'avait profondément attristé, mais il ne me restait plus qu'a attendre encore quelque heures, pour retrouver ses bras et son amour.
Aprés quelques minutes de lecture ininterrompue, Esmée me rejoignit;
- Je te dérange, ma chérie? Me demanda-t-elle en remarquant le livre entre mes mains.
- Oh non Esmée, pas du tout; Je le connais par coeur de toute façon, lui répondis-je en posant le livre sur la table, au centre de la pièce.
En souriant, elle vint s'asseoir prés de moi; Je vis dans son regard que quelque chose la tracassait sérieusement.
- Bella, commença-t-elle d'un ton angoissé, je suis inquiète.
Sans entendre la suite, je compris déjà ce qui tourmentait Esmée.
- C'est à propos de Rosalie, n'est-ce pas? Lui demandais-je, sure de moi.
Elle afficha un sourire.
- Saurais-tu ce qui se passe, Bella? Elle semble différente depuis quelque temps. J'ai tenté de lui en parler, mais elle ne veut rien me dire, confessa Esmée, submergé par l'émotion. Vois-tu, Rosalie a toujours été une jeune femme très réservée, conservant le moindre de ses sentiments à l'intérieur d'elle-même. Et bien que je l'ai toujours considéré comme ma fille, Je crois qu'elle ne m'a jamais vraiment vu comme sa mère; Elle tenait tant à sa vie d'avant, finit-elle par m'avouer en un soupir.
L'irrésistible envie de consoler Esmée, et de lui donner les véritables raisons qui rendaient Rosalie morose devint incontrôlable. Cependant, je songeais à la confiance que m'avait probablement accordé ma soeur en me confiant ses sentiments; Je ne voulais en aucun cas la trahir, quitte à mentir à notre entourage.
- Je suis désolé, annonçais-je à Esmée, alors que celle-ci me regardait avec des yeux remplis d'espoir. Rosalie ne ma rien confié, mentis-je.
Sans un mot, Esmée quitta la pièce, encore plus désemparée qu'auparavant. J'avais sans doute eu tort de ne pas révéler les secrets de Rosalie, car sa vie était en danger. Cependant, je pensais sincèrement qu'il valait beaucoup mieux que personne ne sache ce qu'elle avait en tête; Esmée était déjà assez bouleversé pour que j'aille lui dévoiler de nouvelles révélations.

La fin de journée approchait, tandis que j'avais entamé de nombreux autres ouvrages qui me replongeait dans ma tendre adolescence. La lune était à peine perceptible dans le ciel noircit par l'approche de la nuit; Guettant Edward avec impatience, je restais assise prés de la fenêtre, à scruter les alentours.
Quelques minutes plus tard, je vis surgir des bois Alice, Emmett et Edward; Sans plus attendre, je me jetai sur la porte d'entrée, prête à les accueillir. Lorsque j'ouvris, je découvris des visages, tristes, inquiets et angoissés.
- La chasse n'a pas été bonne? Leur demandais-je alors en souriant.
Edward posa un bref regard sur moi, et fit signe à Alice et Emmett de monter à l'étage. Puis, lorsque ceux-ci se furent éclipsés, mon époux me pris enfin dans ses bras; Son étreinte fut courte, mais intense.
- Alice a eu une autre vision, me dit Edward en faisant un pas en arrière.
- Quelle genre de vision? Lui demandais-je doucement.
Edward ne répondit pas tout de suite. Je réitérai ma question, dans l'attente d'une quelconque réponse de sa part.
- Quelle vision?! M'insurgeais-je, un peu plus fort.
Mon aimé posa de nouveau son regard vers moi; Ses yeux brillaient intensément, mêlant peur et tristesse.
- Ils seront bientôt ici, me dit-il. Alice est parti prévenir Carlisle.
Immédiatement, je sus de quoi Edward parlait; Depuis ma transformation, personne n'avait eu de nouvelles de l'Europe. A présent, les Volturis avaient décidé d'accomplir ce qu'ils avaient prévu de faire, peu importe les pertes qu'ils subiraient.

Je restai un moment sans pouvoir dire la moindre chose, songeant à cette nouvelle bataille qui se préparait ; Elle pouvait sans doute être évité. Je savais ce que voulait les Volturis; Il me voulait moi, afin que je serve leur cause. Pour éviter de courir des risques inutiles, me livrer à eux était sans doute la seule solution. Les menaces de Carlisle à Paris, n'avaient sans doute pas été si persuasives que ça ; Ils avaient un but, et rien ne pourrait les empêcher de l'attendre. Quitte à devenir l'une des leurs, il semblait préférable de ne pas engager la vie de ceux qui m'étais cher.
- Je vais le faire, annonçais-je soudain à Edward. Je vais me livrer à eux.
- Il n'en ai pas question, intervins Carlisle, qui venait d'apparaître en bas des escaliers en compagnie des autres membres de la famille. Nous n'abandonneront pas une Cullen; ajouta-t-il en me regardant.
Bien que son attention me fit chaud au coeur, j'avais pris ma décision.
- Ecoutez, commençais-je en regardant le petit groupe qui s'était formé devant moi, je dois le faire. Il n'y à aucune autre alternative, poursuivis-je. Croyez moi, j'aime profondément chacun de vous, vous m'avez accueilli et considérer comme une des vôtres. Mais je ne veux pas que vous risquiez votre vie pour me protéger finis-je par leur avouer.
Tout au long de ce discours, je m'étais efforcé de ne pas regarder Edward. Un simple coup d'oeil sur son visage, m'aurait fait perdre la volonté de fer qui m'avait envahi. Je mettais notre couple au second plan, désirant plus que tout préserver la vie de chacun. Pourtant, J'aimais Edward comme personne; J'aurais pu mourir pour lui. En acceptant de rejoindre les Volturis, je ne mourrais pas, mais c'était tout comme. Je perdais la moitié de mon coeur, de mon esprit, mais je vivrais avec le souvenir qu'Edward resterait vivant et libre. Lui-même avait décidé de partir quelques mois auparavant, pour me garder en vie, s'estimant trop dangereux pour moi; A présent, je comprenais mieux sa tentative; Ma présence auprès de lui était de mauvaise augure; La seule et unique solution était de partir.

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# Posté le mardi 26 août 2008 16:03

Modifié le vendredi 29 août 2008 05:06

CHAPITRE XXXV

CHAPITRE XXXV
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......................-Tu ne peux pas faire ça, Bella ! S'exclama Alice en sautant violemment dans mes bras.
Alice paraissait totalement affolée de ce que je venais de décider. Edward quant à lui, fixait toujours mon visage, attendant que je daigne lui accorder un regard.
- Nous ne te laisserons jamais tomber, finit par dire Esmée qui s'était approché de moi. Tu es l'un des nôtres, comme tu l'as dit. Je refuse que tu te sacrifies.
Edward décida finalement de s'approcher de moi; Il se figea, face à ma silhouette.
- Ne m'abandonne pas, murmura-t-il, afin que je sois la seule à l'entendre.
L'expression de son visage, ainsi que la sincérité de cette parole provoqua en moi un sentiment de déjà vu. Jamais je n'aurais cru un jour, que l'amour de ma vie vivrait ce que j'avais autrefois vécu dans la forêt de Forks. Ce que j'étais entrain de lui faire subir n'était pas une vengeance. En aucun cas je n'aurais voulu lui faire ressentir une telle souffrance, et la tristesse qui se lisait sur son visage était pour moi un véritable supplice.
- Je dois le faire, lui rétorquais-je, malgré son regard implorant. Je n'ai pas le choix, Edward.
- Tu as le choix ! s'écria-t-il me faisant sursauter. Je ne te laisserai pas partir, Bella; Jamais. Jamais, tu m'entends?!
A présent, la colère explosait à l'intérieur de lui; C'était la première fois que je le voyais dans un tel état. Ses yeux s'assombrirent et ses traits se durcirent. Puis, dans un élan de folie, il courut vers l'extérieur;
- EDWARD ! M'exclamais-je en le suivant.
Je courus dans le parc, à la recherche de mon époux. Je regardais partout, totalement affolée et apeurée. Puis, je ralenti mon allure et stoppa ma course.
- Edward?
Rien au alentours ne bougeait; il était parti quelque part, et je ne savais pas où. Alice, Jasper, Rosalie et Emmett me rejoignirent soudain.
- Il n'est plus dans le parc, annonça Alice. Nous allons nous séparer. Ce n'est pas sur de le laisser seul, alors que Aro et ses compares approche. Rosalie, Emmett, vous prenez les montagnes. Jasper, et Moi nous allons en ville. Bella, tu te charge des Bois, m'ordonna ma soeur.
- Alice, je suis...
- Ce n'est pas grave, me dit-elle brusquement. Bella, comment as tu pu penser une seconde que...Jamais nous ne laisseront tomber un Cullen, souligna-t-elle. Nous sommes une famille. Souviens-t-en.
Son ton, à la fois sec mais compréhensif avait fait ton effet. J'éprouvais maintenant d'immenses remords et je me sentis totalement responsable de la disparition d'Edward. Cette colère ne lui ressemblait pourtant pas. Lui qui semblait si calme et serein avait soudainement perdu tout contrôle. J'avais était trop impulsive, et sans réfléchir j'avais décidé de faire ce qui me semblait le mieux pour tous; Apparemment j'avais tort. Jamais je n'aurait du penser que je pouvais agir seule. L'insistance de mes proches pour me garder auprès d'eux aurait dut me faire réagir; La famille était le plus important. J'en étais sur à présent.

Lorsque je m'enfonçais dans les bois, je m'efforçais de sentir la présence d'Edward. Je mis tout mes sens en éveil, et je m'avançai prudemment dans l'attente d'un bruit ou d'une odeur particulière.
Soudain, je décidais de me rendre au seul endroit ou Edward pouvait être dans cette forêt. Je me dirigeais vers le coin entouré de montagne où il m'avait emmené. La lune brillait dans le ciel, et je poursuivis mon chemin, impatiente.
J'arrivai enfin à destination. Le lac, sombre et calme était d'une magnifique beauté; Reflétant les rayons lunaires, il semblait être endormi.
Au bord de l'eau, Edward était assis, immobile. Je m'avançais vers lui, prête à lui sauter au cou, en m'excusant d'avoir agi de la sorte.
- Je savais que tu viendrais ici, me dit-il calmement, en me tournant le dos.
- Edward, je...
- Bella, m'interrompis-t-il en se levant et s'approchant de moi. Je ne peux pas vivre sans toi.
Ses yeux scrutaient désormais les miens avec une intensité incroyable.
- Depuis que je t'ai vu la première fois, j'ai su que tu avais quelque chose de spécial, d'unique et de merveilleux. Tu as été la seule à me donner ce que j'attendais de l'amour; Tu ma changé, tu m'as redonné une joie de vivre que je pensais avoir oublié. Je sais que je ne pourrais pas survivre sans ta présence près de moi. Tu es tout. Tu représentes absolument tout dans ma vie, mon amour. Nos coeur sont liés pour l'éternité. Je ne veux pas te perdre, finit-il par dire en posant ses lèvres sur mon front.
Sans un mot, j'écoutais son discours, réalisant la chance que j'avais et l'amour qui nous unissait. Encore plus fort que n'importe quoi d'autres, nos sentiments étaient finalement parvenus à nous réunir, et à me faire oublier toute initiative imprévisible et stupide.
- Pardonne-moi, lui demandais-je en nichant ma tête sur son épaule. Je ne te quitterai pas, je te le promets. Je t'aime, lui murmurais-je à l'oreille.
Soudain, un claquement de main se fit entendre derrière les arbres. Nous stoppâmes notre étreinte, et nous retournâmes brusquement.
- Bravo, bravo, annonça une voix que je connaissais bien. Comme c'est touchant, finit par dire l'homme au capuchon qui venait de sortir de l'ombre.
D'un geste rapide, Edward se positionna devant moi, me protégeant de toute attaque.
- Edward, Bella, mes chers amis, souligna l'homme au regard flamboyant. Il enleva son capuchon, Aro se tenait devant nous, un sourire éclatant aux lèvres.
- Elle ne viendra pas avec vous, lui dit Edward férocement.
- Allons, allons, commença le vampire ancestrale, ne nous mettons pas en colère, voulez-vous? Je vous avez prévenu, il me semble ajouta-t-il en posant son regard sur moi.
Le vampire s'approcha, et posa sa main pâle sur mon visage.
- Chère Bella, tu est magnifique, me dit-il. Tu est d'un beauté vraiment exceptionnelle, ajouta-t-il, en me scrutant intensément. Et tout ce pouvoir que je sens en toi...Tu feras une Volturi idéale, finit-il par avouer.
Je retirai violemment sa main de mon visage, sentant mes pupilles s'embraser.
- Ne sois pas réticente, veux-tu? Je t'offre une place au sommet et c'est ainsi que tu me remercies?
- Je ne serais jamais des vôtres, lui rétorquais-je furieusement.
- Voyons Bella, ne réagis pas comme ça. Rien ne te retiens ici, souligna-t-il en jetant un regard dédaigneux à Edward.
Puis, le vampire se tourna et fit un petit signe de tête en direction de la forêt. Soudain, Jane, suivit de quelques autres vampires avancèrent gracieusement, se positionnant derrière leur maître.
- Eloigne-toi, Edward, afin que notre nouvelle recrue puisse nous rejoindre, dit poliment Aro à mon époux.
Edward ne bougea pas, et conservait ses positions devant moi.
- Bon, très bien, annonça Aro. Jane, à toi l'honneur.
- NON ! M'écriais-je, tandis qu'Edward s'écroula sur le sol, à l'agonie.
Je me relevai d'un bond, complément hors de moi. Devant nous se trouvait une dizaine de vampires prêts à intervenir au moindre de mes mouvements. La seule et unique solution qui se présentait était d'utiliser mon pouvoir. Je me préparais à l'attaque, pas vraiment sûre de mes capacités. Je devais absolument faire quelque chose, et peu importe ce qui en résulterai. Edward souffrait, et cela m'était intolérable.
Soudain, surgit de nulle part une énorme masse de poil qui s'élança dans les airs, agrippant Jane au passage. Tous les vampires présents aux alentours paraissaient effrayés; Chacun restait immobile, prompt à la peur, sans plus aucune violence perceptible dans leurs yeux.
Aro ne bougeait plus, tandis que Jane était étendu sur le sol, les griffes d'un l'animal, plantées dans son buste; L'énorme chien, couvert de poils, aux dents acérées et au regard féroce se tenait sur elle. Son regard traversa le mien; Je connaissais ces yeux qui me fixaient. Jamais je n'aurais pu les oublier.

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# Posté le mardi 26 août 2008 17:04

Modifié le vendredi 29 août 2008 05:06

CHAPITRE XXXVI

CHAPITRE XXXVI
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.....................La scène paraissait tout droit sortie d'un mauvais film d'horreur; Tout autour de moi, j'entendais des chuchotements de vampires, affolés par le spectacle qui s'offrait devant eux. Seule Jane se trouvait au centre, immobilisé par l'animal. Même Aro avait rebroussé chemin pour s'enfoncer d'avantage dans l'obscurité.
- Laisse-la partir, Jake, annonçais-je au loup garou qui venait de surgir de nul part.
Celui-ci me regardait, la colère envahissant ses pupilles. Pendant un long moment, il conserva sa place; Puis, en me lançant un dernier regard, il libéra Jane de ses griffes.
Le jeune loup se retira prés de moi, et d'Edward. Un long silence s'installa, confrontant un groupe de vampires d'un coté, et nous trois de l'autre.
- Quel charmant tableau ! S'exclama Aro en reluquant chacun de nous. Le gentil chien qui vient porter secours à ses maîtres, ajouta-t-il sur un airs des plus méprisant.
Edward se releva d'un bon, s'apprêtant à sauter sur le vampire. D'un geste, je le retins, l'empêchant d'aller plus loin.
- Je vous en pris jeune homme, conservez votre calme pour l'amour du ciel ! Intervins Aro presque agacé. Nous n'allons quand même pas nous battre? Surtout que vous n'êtes pas bien nombreux, ajouta-t-il en riant.
Soudain, Alice arriva en trombe prés de nous, suivit de mes autres frères et soeurs. Carlisle et Esmée fermèrent la marche et s'approchèrent de nous, faisant ressortir le plus possible leur coté menaçants mais protecteurs;
Jacob se tenait toujours debout sur ses quatre pattes, prêt à bondir sur le premier vampire qui ferait un geste. Carlisle s'avança, tandis qu'Aro en fit de même.
- Bonsoir Aro, dit-il sereinement à son interlocuteur. Que nous vaut cette visite?
- Je t'avais prévenu, Carlisle, dit le vampire, plus sèchement qu'auparavant. Tu savais que nous allions venir; Bien entendu, j'ai tentai de prendre cette initiative le plus tard possible, afin que ta fille Alice ne puisse pas percevoir nos intentions. Mais que croyez-tu mon ami? Que j'allais oublier l'affront que ta famille m'avait fait à Paris? demanda-t-il, en regardant chacun des Cullen.
Puis, il posa ses yeux flamboyants sur Jake, qui dévoila au grands jours ses canines tranchantes.
- Je vois que tu as ta garde personnelle; UN loup garou, contre une dizaine de Vampires qui sont sous mon joug. Tu as fait des efforts, ajouta-il sur un ton de dédain.
- Je...
Carlisle n'eut pas le temps de répondre à cette attaque. De derrière les arbres surgirent un groupe de loups; La lumière de la lune faisait refléter leur pelage de différentes couleurs. Dans la foulée, je reconnus Seth, Leah et bien sur Sam. La meute s'avançait lentement, se positionnant de chaque coté de nous.
Le visage d'Aro changea brusquement d'expression; L'étonnement, puis la peur se lisait à présent sur ses traits.
Quant à moi, je fus stupéfaite de voir que nous étions si bien escorté. Malgré ma transformation, j'étais heureuse de constater que Jacob ne m'avait pas oublié; Comme je l'avais espéré, il était resté lié à moi, comme moi à lui.
- Tu disais? demanda Carlisle au vampire, tandis que ses complices s'enfonçaient d'avantage dans les bois, apeurés par le groupe que nous formions désormais.
Aro regardait la scène avec colère et mépris; Il recula lentement pour rejoindre les autres.
- C'est loin d'être fini, dit-il furieux. Elle sera bientôt à moi, ajouta-t-il alors qu'il avait déjà disparut dans l'obscurité.
A présent, Nous nous retrouvions seuls dans la forêt, sans plus aucune menaces aux alentours.
Instinctivement, Je me retournai vers Jacob; Avant que je n'aie pu dire quoi que ce soit, celui-ci avait déjà disparut, suivit par Sam et les autres. Ils s'étaient enfuis, sans attendre que je les remercie de leur soutien, sans même savoir ce qui les avaient poussé à venir jusqu'ici.
- Jake ! Criais-je tandis que celui-ci était déjà loin.
- Ils sont partis, Bella, me dit Edward en me prenant dans ses bras. Rentrons, ajouta-t-il en regardant le reste des membres de la famille qui semblait tout autant soulagé que moi.
Quelques secondes plus tard, nous arrivâmes chez nous.
- Comment ais-je pu être aussi bête? S'interrogea Alice; J'aurais dut me douter qu'ils essayeraient de se jouer de mes visions. Je croyais pourtant qu'ils étaient encore à des kilomètres d'ici ! s'écria-t-elle dans le Hall d'entrée.
- Ce n'est pas de ta faute, la réconforta Edward tandis qu'elle avait la mine boudeuse. Si je n'avais pas été si impulsif, nous n'aurions pas été pris par surprise, fit-il remarquer, rempli de regrets.
Bien que chacun eut trouvé une part de responsabilité dans ces événements nocturnes, il restait évident que la seule coupable, c'était moi. Je n'aurais jamais dut réagir comme ça; Edward aurait pu être tué, si Jake n'était pas intervenu. Je lui étais redevable, et j'en étais consciente.
Soudain, quelqu'un frappa à la porte. Nous étions encore tous dans le hall, et nous retournâmes brusquement.
- Ne bougez pas, dit Carlisle qui se dirigea vers l'entrée.
Il posa sa main sur la poignet et ouvrit. Son inquiétude se changea aussitôt en soulagement.
- Nous avons des invités, nous dit-il en ouvrant un peu plus la porte.

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# Posté le mercredi 27 août 2008 09:45

Modifié le vendredi 29 août 2008 05:06