.......... Je me figeai. Alice me fixait toujours; elle voulait comprendre et semblait aussi perdue que moi. Elle s'avança lentement.
- Bella, je viens d'avoir une vision, me dit-elle d'une voix presque inaudible. Je t'ai vue Bella. Je t'ai vue à ton mariage, me dit-elle brusquement.
Je ne savais pas quoi répondre. La brève pensée que j'avais eu un moment auparavant avait sans doute changé le court du destin, et Alice avait alors perçus mes intentions.
- Bella, tu étais devant l'autel prés d'Edward et tu... tu disais non, tu refusais de l'épouser me dit-elle d'un ton inquiet. Je ne saisis pas Bella, as-tu changé d'avis? Pourquoi ne veut tu plus te marier? Me demanda-t-elle, en me prenant la main.
J'étais muette. Voir Alice si désemparée m'avait fait prendre conscience de la gravité des faits. Je n'étais plus sûre de rien, je doutais. J'aimais plus que tout Edward, et pourtant, je ne voyais plus ce mariage comme une unique solution qui s'impose.
Alice décida de sortir du magasin et je la suivis. Je voulais m'expliquer, lui dire ce que j'avais sur le coeur ! Après tout, c'était bien la dernière véritable amie et confidente qui me restait. Mais d'un autre coté, je ne souhaitais pas la décevoir; Je ne voulais pas avoir à lui expliquer mon rêve et la sensation que j'avais ressenti en voyant Jacob dans mon esprit.
Elle m'ouvrit la portière de la voiture en me demandant de monter. J'exécutais sans savoir ce qu'elle allait me dire, et de quelle manière elle le ferait. J'ignorais si, au fond d'elle même, elle était en colère ou au contraire, compréhensive. Elle mis le contact, et démarra en trombe, sans prendre garde aux quelques piétons qui se trouver dans la rue. La voiture filait comme le vent et je regardais Alice, son regard littéralement figé sur le Pare-brise. Elle me rappelait étrangement Edward, dans ses excès de colère.
Nous nous arrêtâmes à la lisière du bois, sur la route qui menait à Forks. Alice coupa le moteur, et posa ses yeux perçants sur moi.
- Je te comprends Bella, me dit-elle calmement. Tout ça va trop vite pour toi, et c'est tout à fait normal de douter, et de ne pas savoir si la décision est bonne ou mauvaise. Je ne crois pas que ma vision m'a montré ce qui va réellement se passer, Bella. Tu as eu un élan de panique et je ne t'en tiens pas rigueur, ajouta-t-elle en essayant de se persuader elle-même.
Je sentais dans sa voix qu'elle tentait d'être le plus calme possible, mais je savais que cette vision l'avait véritablement bouleversé. Je m'apprêtais à lui expliquer mes sentiments vis-à-vis de Jacob, mais je me ravisai. Mes révélations n'auraient fait qu'aggraver les choses, et je ne voulais pas causer d'avantages de peine, ou de colère. Je regardais Alice, sentant les larmes me monter aux yeux.
- Je suis désolé que tu ais dû voir ça, Alice ! M'écriais-je en lui sautant au cou, les larmes coulant à flot. Je ne comprends pas ce qui m'ai arrivé, lui dis-je entre deux sanglots ; je m'excuse d'avoir paniqué, et d'avoir provoqué cette vision !
Les larmes coulaient de plus belle, et elles étaient sincères. Non seulement, je m'en voulais terriblement d'avoir gâcher une si belle journée à ses yeux, mais je savais également que je devais me reprendre, et oublier Jacob pour de bon; Même si au fond de moi, je ne le souhaitais pas, c'était la seule solution pour que tout se passe pour le mieux à l'avenir. Je ne désirais pas susciter plus de tristesse; Pour les Cullens, pour Edward, pour moi.
Alice me promit qu'elle ne ferait pas part à Edward de cette fin de journée, ni de sa vision. Elle n'y penserait plus, afin que celui-ci ne puisse pas déceler dans ses pensées ce qui c'était passé.
Sur le chemin du retour, je décidai de prendre de bonnes résolutions. Dans les prochains jours, je ne m'autoriserai plus d'excès d'angoisse de ce genre, et je ne penserai plus qu'au mariage et à ma transformation. La volonté et la fermeté des ces pensées s'avéraient être très efficaces, et me permis de retrouver un semblant de joie, en compagnie d'Alice qui avait réussi à me faire sourire. La voire si détendue me rassurai, et j'admirais sa facilité à oublier aussi facilement.
La chose que je désirais le plus était de rentrer chez moi, serrer Edward dans mes bras et lui dire à quel point je l'aimais. Son visage aurait suffit à calmer mes angoisses et mes peurs, et je savais pertinemment que j'allais de nouveau me sentir bien. Charlie ne serait pas encore rentré et avec un peu de chance, nous aurions la maison à nous.
L'arrivée devant chez moi fut impressionnante. Je décelais un magnifique pick-up de couleur argent, affublé d'un énorme noeud de couleur rouge sur le devant de la voiture. Je descendis précipitamment et m'empressai d'aller admirer cette merveille. Soudain, Edward apparut en compagnie d'Emmett, tout les deux un sourire resplendissant aux lèvres.
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